Gabriela Albergaria, 2021
Gabriela Albergaria, 2021

Installation au Château de Soquence (Sahurs)

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Gabriela Albergaria, 2021
Gabriela Albergaria, 2021

Installation au Château de Soquence (Sahurs)

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Jonathan Loppin, 2021
Jonathan Loppin, 2021

Installation au Manoir du Quesnay (Saint-Saëns)

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Gabriela Albergaria, 2021
Gabriela Albergaria, 2021

Installation au Château de Soquence (Sahurs)

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VOISINS DE CAMPAGNE #2

Gabriela Albergaria, Cécile Beau, Elina  Brotherus,

Sophie Dubosc, Jonathan Loppin 

Du 19 juin au 19 septembre 2021

Intitulée « Matter-of-fact », la 2e édition de « Voisins de Campagne » a réunit cinq artistes, en résidence dans cinq propriétés privées remarquables de Normandie. Ils Parallèlement, les artistes ont été réuni·e·s dans une exposition collective à la Galerie Duchamp

L’invitation a pris la forme de 6 résidences de création : Gabriela Albergaria au château de Soquence (Sahurs), Cécile Beau au château de Tonneville (Bourville), Elina Brotherus au domaine de Bois-Héroult, Sophie Dubosc au château d'Yville (Yville-sur-Seine) et Jonathan Loppin au Manoir du Quesnay (Saint-Saëns).

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Matter-of-Fact / Les pieds sur terre 

L’expression anglaise « as a matter of fact » et le qualificatif qu’elle a généré

(« matter-of-fact ») se traduiraient littéralement par « la matière des faits ». Elle caractérise une tournure d’esprit, une façon d’aborder le monde avec pragmatisme, partant d’occurrences particulières plutôt que de lois générales. Elle pourrait désigner une façon de regarder le monde qui, plutôt que de chercher à voir un système englobant le tout, s’attache à prendre en compte la diversité de ses variations. Une approche qui préfère les pluriels et les minuscules au singulier capital. Qui s’intéresserait aux artistes et aux œuvres plutôt qu’à l’Art. Une approche plus modeste. Moins théorique aussi. 

 

C’est dans cette attention aux particularités des lieux que s’inscrit « Voisins de Campagne #2 » : des lieux qui n’incarnent pas seulement un patrimoine dont ils seraient typiques, mais aussi des sites singuliers étoffés des rêves et des projections mentales qui les ont nourris, des vies qui les ont parcourus, des familles, attachées à un territoire, qui les ont conçus, fait évoluer et continuent aujourd’hui de les faire vivre, non comme des anachronismes mais comme des lieux animés des rencontres qu’ils accueillent. 

C’est ici la traduction littérale de l’expression à laquelle on s’est attaché, en invitant des artistes qui partent de la matière – et notamment de la matière des lieux – pour les habiter de leurs propres imaginaires et fictions, mêlées à ceux et celles qui les occupent.

Julie Faitot