BRILLER ET DISPARAITRE /

LE SPECTACLE D'UN FEU

Bruno Peinado

Exposition au SHED du 4 avril au 12 juillet 2020​

Vernissage le samedi 4 avril à partir de 18h

L'œuvre de Bruno Peinado est emblématique de ce début de siècle. Sensible aux multiplicités du monde, l'artiste manie des modes de montage par hybridation et frottement de référents et de médiums, provoquant ainsi des jonctions poétiques et politiques inédites.

Pour son exposition « Briller et disparaitre / Le spectacle d'un feu » au centre d'art Le SHED, il réalise une installation in situ issue de ce cycle de recherches picturales entamé en 2016 pour son exposition « Il faut reconstruire l'hacienda » au MRAC de Sérignan.

Faisant écho à ses derniers projets s'intéressant par la pratique de la peinture à la construction d'un espace commun et la construction de soi, il propose pour cette exposition une installation immersive que le spectateur pourra parcourir comme un jardin aux sentiers qui bifurquent.

Dans cette ancienne usine de mèches de bougies, il convoque cette permanence de notre fascination pour l'impermanence et notamment celle de la lumière, qu'elle soit celle des étoiles, d'une impression de soleil levant ou le spectacle d'un feu.

Le titre qui joue avec les limites que peuvent être celles d'une exposition, fait référence à un texte de Sénèque observant les étoiles et s'interrogeant sur le statut des comètes et la permanence de tout phénomène.

« Briller et disparaitre / Le spectacle d'un feu » se nourrit ainsi autant de liens à la recherche de la lumière en peinture chère aux impressionnistes que du fameux palindrome de Virgile « In girum imus nocte ecce et consumimur igni » (Nous tournons en rond dans la nuit et sommes dévorés par le feu) qui nous parle de la fascination macabre de papillons consumés par un feu qui les attire dans la nuit.

À partir de liens et de jeux de boucles comme autant d'hommages à l'adresse de tous ces artistes singuliers (A. Martin, G. Griffa, R. Tuttle...) chers à Peinado qui ont mêlé la douceur et le sensible à l'héritage de la rigueur formelle, il questionne notre héritage des avant-gardes artistiques et ce que nous pouvons réengager aujourd'hui de leurs désirs révolutionnaires.

Dans "Profanations" de Giorgio Agamben, le philosophe s'interroge sur les notions de sacré et de profane et développe l'idée que la profanation, c'est-à-dire la possibilité de se saisir des choses, de les mettre à portée de la main, et de les donner à voir est la tâche politique de la génération qui vient.

Entrée libre du vendredi au dimanche de 14h à 19h et sur rendez-vous.

Navettes depuis Paris pour le vernissage, le cocktail et la soirée

Départ 16h de Porte Maillot. Retour vers 00h00 ou 5h30

Participation libre à partir de 10 euros

Réservations : 

contact.shed@gmail.com

06 51 65 41 76

en ligne

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