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DAY FOR (YOUR) NIGHT

Collection vidéo d'Antoine de Galbert

Exposition en ligne du 29 mai au 31 août 2020

Collection visible intégralement du 31 juillet au 31 août 2020

Pilar Albarracin, Michel Blazy, Blue Noses, Maxim Borolinov et Roman Maskalev, Mohamed Bourouissa, Mircea Cantor, Patty Chang, Steven Cohen, Ann Hamilton, Elika Hedayat, Jean-Charles Hue, Sejla Kameric, Ange Leccia, Ramuntcho Matta, Tania Mouraud, Geert Mul, Hans Op de Beeck, Lucien Pelen, Pol Pierart, Louise Pressager, Mika Rottenberg, Roman Signer, Stéphane Thidet, Barthélémy Toguo, Janaina Tschäpe, Adam Vackar, Where Dogs Run

Mircea Cantor, Vertical Attempt, 2009

Les 46 vidéos présentées sont extraites de la collection d’Antoine de Galbert, collectionneur d’art français. A ce titre, elles incarnent les goûts et les obsessions d’un individu, ayant choisi de les partager en créant, en 2000, une fondation et un lieu d’exposition : la Maison Rouge, qui a définitivement fermé ses portes en 2018.

Foisonnante, la collection d’Antoine de Galbert témoigne de son intérêt pour les vanités – nature morte évoquant la fragilité et la brièveté de l’existence humaine. Cet intérêt se retrouve dans ses vidéos, où la performance, la mise en scène du corps de l’artiste par lui-même, voire la mise à l’épreuve du corps, occupent une place prépondérante. Ainsi dans Chandelier (2002), performance filmée de Steven Cohen (artiste, performer et chorégraphe sud-africain né en 1962), l’artiste déambule sur talons hauts, maquillé et vêtu d’un lustre à pampilles, dans un township de Johannesburg voué à la démolition. Plus sarcastique, Barthélémy Toguo (né en 1967 au Cameroun, vit à Paris et Bandjoun) se met en scène dans The Thirsty Gardener, (2005) arrosant une plante en pot, faite de billets de banque. Minimaliste burlesque, Roman Signer (artiste suisse né en 1938) se montre, dans Punkt (2006), assis devant un chevalet, un pinceau à la main, sursautant au bruit d’un pétard qu’il a lui-même lancé et produisant ainsi la seule trace faisant le tableau…

Chacun.e pourra découvrir le travail d’artistes de renommée internationale telles que Mika Rottenberg (née en Argentine en 1976), présente dans l’exposition avec Sneeze (2012), d’artistes français émergents tels que Lucien Pelen (né en 1978 à Aubagne), dont le SHED présente un ensemble de vidéos frappantes par leur paysages sublimes et leur poésie beckettienne, ou encore Jean-Charles Hue, cinéaste et plasticien français né en 1968, remarqué pour deux de ses longs métrages : La BM du Seigneur (2011) et Mange tes morts : tu ne diras point (prix Jean-Vigo, 2014).

Julie Faitot

 

« Day for Night » fut en 2016 la troisième exposition du SHED alors tout nouveau lieu pour l’art contemporain. Elle faisait partie de la programmation de Normandie Impressionniste autour du portrait ; nous avions proposé le portrait d'un collectionneur (Antoine de Galbert) à travers une partie de sa collection. Comme il y a quatre ans, la présentation de cette collection vidéo est cette année proposée dans le cadre du festival.

 

En ces temps particuliers où la fréquentation des lieux d'art est limitée, quand elle n'est pas impossible, le SHED, Centre d'art contemporain de Normandie et Antoine de Galbert ont souhaité s'associer une nouvelle fois pour organiser un événement artistique malgré la fermeture de nos espaces. Ces vidéos sont accessibles gratuitement jusqu'au 31 août 2020. Une nouvelle sélection de 4 à 5 films parmi les 46 de cette exposition en ligne apparaîtra chaque vendredi, à partir du 29 mai 2020 et ce jusqu'au 31 juillet 2020. Du 31 juillet au 31 août 2020, l'ensemble de la collection sera visible.

Le SHED remercie chaleureusement Antoine de Galbert pour sa confiance et son soutien.

Semaine #7 - à partir du 10 juillet 2020

Being Jean-Charles Hue - Part 2

JEAN-CHARLES HUE

Quoi de neuf docteur ?, 2003, 8'32"

Né en 1968, Jean-Charles Hue vit et travaille à Paris.

Jean-Charles Hue est connu pour ses nombreuses vidéos (courts et longs métrages) où il filme les membres d’une famille yénniche, les Dorkel, avec qui il partage des instants de vie (Pardonami mamma). Ses œuvres sont inspirées de son histoire personnelle : l’artiste est issu de la communauté gitane et son grand-père a connu la Shoah.


Les œuvres de Jean-Charles Hue sont souvent des reconstitutions documentées, qui jouent aux confins de la fiction et du documentaire. Elles racontent des histoires où le dépassement de soi et la mise à l’épreuve du corps s’entremêlent. La mise en danger, la tension sexuelle y sont quasi constantes (Parabellum girl). 

JEAN-CHARLES HUE

Sunny boy, 2003, 8'46"

JEAN-CHARLES HUE

Perdonami mama, 2003, 7'30"

JEAN-CHARLES HUE

Parabellum girl, 2003, 4'05"

Semaine #6 - à partir du 3 juillet 2020

Someplace else

MAXIM BOROLINOV & ROMAN MASKALEV

Paris, 2004, 13'28"

 

Maxim Boronilov, né en 1980 dans la région Chui, Kirghizistan, vit et travaille à Lebedinovka, Kirghizistan.

Roman Maskalev, né en 1977 à Bischkek, Kirghizistan.

POL PIERART

Autoportrait avec ma ville, 2005, 3'01"

 

Né à Liège en 1955, Pol Pierart vit et travaille à Embourg en Belgique.

Les jeux de mots sont très présents dans le travail de Pol Pierart. C’est la relation image-texte qui intéresse l’artiste, comme dans une des premières scènes d’Autoportrait avec ma ville, où une pancarte suspendue au dessus du lit indique : « Tiens je ne suis pas encore mort ». Le reste de la vidéo est un enchaînement de prises de vue de Liège. 

Les vidéos de Pol Pierart, ici numérisées, ont été filmées en super 8. C’est une technique que l’artiste a choisie non par nostalgie, mais pour l’aspect familier, voire familial, du format, son caractère courant et sans prestige. 

ANGE LECCIA

Le mur, 2003, 19'10"

 

Né en 1952 à Minerviu, Corse, Ange Leccia vit et travaille à Paris et en Corse.

Entre le reportage et l’exploration intime, le travail d’Ange Leccia cherche son point d’équilibre. On retrouve ce contraste dans Le Mur, mélange de visions intérieures et documentaires. Le montage a été effectué à partir d’une sélection d’extraits empruntés au long métrage Azé. Ce film présente le récit d’un terroriste, parti se réfugier au Moyen-Orient. Il a été réalisé au cours de voyages en Palestine, au Liban, en Syrie, au Maroc et à la Mecque.

LUCIEN PELEN

L'homme qui ne connaissait pas la question, 2010-2012, 1h10'

Né à Aubagne en 1978, Lucien Pelen vit et travaille à Altier et Marseille.

 

Dans L’homme qui ne connaissait pas la question, des paysages s’enchaînent au fil des saisons. Lucien Pelen en proie au doute, fait les cent pas, puis s’arrête soudain, se tapant le front avec la main, comme s’il avait enfin trouvé la question. 

MIRCEA CANTOR

Tribute, 2004, 2'46"

Né en 1977 en Roumanie, Mircea Cantor vit et travaille à Paris et Cluj.

L’œuvre de Mircea Cantor est traversée par la notion d’artifice. A travers des gestes simples et une grande économie de moyens, il cherche à montrer le dérèglement du monde.

Dans Tribute, il filme une copie de la Tour Eiffel, construite par un homme d’affaires douteux en Roumanie.

Semaine #5 - à partir du 26 juin 2020

Self portrait

ADAM VACKAR

Slap, 2007, 1'50"

 

Né en 1979 à Prague, Adam Vackar vit et travaille à Prague.

Dans son travail de vidéos, de photographies ou d’installations, Adam Vackar mélange constamment différents langages et différentes formes. Ces formes, qui peuvent sembler absurdes voire paradoxales, sont toujours issues d’expériences ancrées dans la réalité, faites par l’artiste ou par une autre personne.

Slap montre le visage d’Adam Vackar, en gros plan, se faire gifler. L’effet du coup déclenche l’envol d’un nuage de poudre blanche, dont le visage de l’artiste est couvert.

LUCIEN PELEN

A la porte des mémoires, 2015, 9'19"

 

Né à Aubagne en 1978, Lucien Pelen vit et travaille à Altier et Marseille.

Les performances de Lucien Pelen sont souvent des mises à l’épreuve pour lui. Dans A la porte des mémoires, on le voit à différentes périodes de l’année recevoir des tuiles sur la tête.

PATTY CHANG

In love, 2001, 2 vidéos de 3'33"

 

Née en 1972 à San Francisco, Patty Chang vit et travaille à New-York.

Le travail de Patty Chang s’inscrit dans la continuité des recherches menées par des artistes des années 1970, où la notion de performance est souvent associée à l’idée d’endurance.

Dans In Love, œuvre composée de deux vidéos projetées en simultané, on voit l’artiste faisant face à sa mère et son père. Au premier abord, ils semblent échanger un baiser. Mais la vidéo, tournée en reverse, montre en fait Patty Chang et ses parents partager un oignon. 

PATTY CHANG

Fountain, 1999, 5'31"

Dans Fountain, Patty Chang scrute son visage dans un miroir posé à même le sol, et absorbe bruyamment l’eau qui le recouvre. Evoquant le mythe de Narcisse, elle boit sa propre image.

BARTHÉLÉMY TOGUO

The Thirsty Gardener, 2005, 2'49"

Né en 1967 au Cameroun, Barthélémy Toguo vit et travaille entre Paris et Bandjoun.

Le travail de Barthélémy Toguo possède une dimension très politique. S’inspirant de ses voyages et expériences, l’artiste s’intéresse aux flux : flux de marchandises, mais aussi flux humains et ceux qui les régulent. Très attaché à son pays natal, le Cameroun, il y a notamment ouvert un espace d’exposition et de résidence, Bandjoun Station, afin de soutenir l’art africain. 
Dans The Thirsty Gardener, le spectateur est invité, par le geste absurde de l’artiste, à repenser l’économie et son système.

Semaine #4 - à partir du 19 juin 2020

Being Jean-Charles Hue - Part 1

JEAN-CHARLES HUE

SS in Uruguay, 2001, 2'37"

 

Né en 1968, Jean-Charles Hue vit et travaille à Paris.

Jean-Charles Hue est connu pour ses nombreuses vidéos (courts et longs métrages) où il filme les membres d’une famille yénniche, les Dorkel, avec qui il partage des instants de vie. Ses œuvres sont inspirées de son histoire personnelle : l’artiste est issu de la communauté gitane et son grand-père a connu la Shoah. Comme en témoigne SS in Uruguay, la caméra est placée du point de vue d’une personne qui observerait la scène - tout d’abord, un couple. On peut supposer que le vieillard est un ancien nazi en fuite et la femme, son infirmière. La caméra se détache ensuite du couple pour s’arrêter sur la tête d’un poulet. Ce plan n’est pas anodin puisque, dans la culture gitane, ce signe promet la mort.

JEAN-CHARLES HUE

Emilio, 2001, 5'57"

 

Dans Emilio, vidéo au format aussi documentaire, le chef d’une communauté gitane nous conte des histoires. Cette vidéo, comme l’œuvre de Jean-Charles Hue, questionne les croyances et leurs transmissions (ici par l’oralité, la danse et le chant).

JEAN-CHARLES HUE

La flor al culo, 2001, 7'24"

Les œuvres de Jean-Charles Hue sont souvent des reconstitutions documentées, qui jouent aux confins de la fiction et du documentaire. Elles racontent des histoires où le dépassement de soi et la mise à l’épreuve du corps s’entremêlent. La mise en danger, la tension sexuelle y sont quasi constantes, comme dans La flor al culo

JEAN-CHARLES HUE

Yvon, 2010, 10'39"

JEAN-CHARLES HUE

El Puma, 2009, 9'32"

El Puma, alias Jorge Hank, gouverneur à Tijuana est filmé par Jean-Charles Hue, à la manière d’un documentaire. L’artiste est en immersion totale dans le staff de ce personnage politique et médiatique. La vidéo met en avant le côté carnassier et prédateur d’El Puma, partant à la chasse aux électeurs et aux femmes, « mon animal préféré » dit-il.

Semaine #3 - à partir du 12 juin 2020

Let's dream !

WHERE DOGS RUN

Way, 2003, 16'31"

 

Collectif russe, fondé en 1999, par Olga Inozemtseva, Alexey Korzukhin, Vlad Bulatov, et Natalia Grekhova, à Ekaterinbourg où ils travaillent actuellement.

Proposant vidéos et installations, ce collectif explore avant tout les ressources artistiques et esthétiques des nouvelles technologies, en mettant au point des mécanismes complexes, des robots ludiques, etc.

Dans Way, c’est l’aspect esthétique plus que technique qui est mis en avant. On y voit la trajectoire d’un groupe de personnes fauchant la neige, geste vain et poétique à la fois.

JANAINA TSCHÄPE

Dreamsequences 1&2, 2002, 4'44"

 

Née en 1973 à Munich, Janaina Tschäpe vit et travaille à New York et Rio de Janeiro.

Allemande d’origine, Janaina Tschäpe élabore une mythologie personnelle par le biais de diverses techniques : la photographie, la vidéo, la sculpture et l’aquarelle. Interprète de ses mises en scène, l’artiste travaille d’œuvre en œuvre, à sa propre mutation au sein d’un univers fictionnel et onirique qui résonne d’imageries de la fin du siècle.

Dans Dreamsequences, on peut voir, posé sur un lit, un ballon se remplissant d’eau jusqu’à explosion. La scène se renouvelle sur plusieurs séquences, filmées au ralenti.

MICHEL BLAZY

Voyage au centre, 2002, 11'33"

 

Né en 1966, Michel Blazy vit et travaille à Paris.

Michel Blazy fabrique des installations et sculptures organiques, à partir de matières végétales et de matériaux de notre quotidien. Il observe et accompagne l’évolution de ses œuvres. Dans Voyage au centre, le visiteur peut explorer l’intérieur d’une des «sculptures vivantes» qu’il conserve dans son jardin.

SEJLA KAMERIC

Dream House, 2002, 11'37"

Née en 1976 à Sarajevo, Sejla Kameric vit et travaille à Sarajevo et Berlin.

L’œuvre de Sejla Kameric prend la forme de films, d’installations vidéos et de photographies qui s’inspirent de sa propre expérience : celle d’une adolescente qui a vécu la guerre des Balkans. Dans Dream House, la maison représentée est en fait un centre d’hébergement temporaire pour les réfugiés, situé à Rakovica (à côté de Sarjevo). Dans ce plan rêvé par l’artiste, cette structure ne serait plus un centre d’accueil mais une maison, et les réfugiés, ses habitants.

Semaine #2 - à partir du 5 juin 2020

Play time

MIKA ROTTENBERG

Sneeze, 2012, 3'03"

 

Née en 1972 à Buenos Aires, Mika Rottenberg vit et travaille à New York.

L’œuvre de cette artiste argentine met en scène le réel dans ses manifestations les plus excentriques, pour en construire des visions fantasmagoriques. Elle photographie ou filme généralement des femmes aux physiques peu ordinaires (cheveux ou ongles très longs, musculature imposante) dans des décors très travaillés, souvent inconfortables pour le modèle.

Dans Sneeze, plutôt fantastique, plusieurs hommes, aux nez artificiels, sont pris de violentes crises d’éternuements, expulsant toutes sortes de choses.

RAMUNTCHO MATTA

m comme médiocre, 2007, 31"

 

Né en 1960 à Neuilly-sur-Seine, Ramuntcho Matta vit et travaille à Paris.

Après un début de carrière dans la musique, à la fin des années 1970, Ramuntcho Matta utilise les arts plastiques pour donner forme à des questionnements, des sujets de création plus singuliers et complexes, utilisant de multiples médiums comme le son, le dessin ou la vidéo. m comme médiocre est issue de la série ABCD’air, Artistes de A à Z. Dans cette parodie de clip, il filme, à Venise, une œuvre de Jeff Koons.

LOUISE PRESSAGER

Le gros câlin, 2014, 3'57"

Née en 1985, à Nancy, Louise Pressager vit et travaille à Malakoff.

Le travaille de cette jeune artiste allie humour et réflexion pour aborder des thèmes universels comme le travail, la sexualité ou encore la religion. En effet, ses dessins, objets, photographies, vidéos et installations proposent une relecture de l’existence et des rôles de chacun. Le regard que l’artiste porte sur ceux-ci est d’autant plus tranchant que ses œuvres emploient un langage visuel simple et une grande économie de moyens plastiques et formels.

Dans Le gros câlin, vidéo ironique, l’artiste affublée d’un costume de Jésus Christ, est accompagnée d’une croix. Tous deux déjeunent, se soutiennent et rient ensemble.

ROMAN SIGNER

Punkt, 2006, 7'44"

 

Né en 1938 à Appenzell, Suisse, Roman Signer vit et travaille à Saint-Gall, Suisse.

Roman Signer met en scène des dispositifs dont il est souvent le protagoniste. Ses performances se fixent pour objectif de vérifier les conséquences hautement probables d’actes insensés : glissades, projections de meubles, chutes et explosions… Parmi ses nombreuses performances, Punkt détourne le stéréotype du peintre de paysage au travail. Le sursaut du peintre après l’explosion, lui fait peindre un point, unique composition du tableau.

BLUE NOSES

Short performances about globalization, 2006, 15'10"

Duo d’artistes russes fondé en 1999 : Viacheslav Mizin et Alexander Shaburov.

Ce groupe est connu pour ses performances satiriques et burlesques souvent conçues comme des farces, des sketchs ou des gags, effectués par les artistes devant la caméra. Ici, ils se moquent des tendances dominantes de l’art du XXe siècle mais aussi de la culture de masse.

Semaine #1 - à partir du 29 mai 2020

Introducing a collector

STEVEN COHEN

The Chandelier Project, 2002, 16'18"

 

Né en 1962 en Afrique du Sud, Steven Cohen vit et travaille à Lille.


Artiste, danseur, performeur, Steven Cohen a fait de son corps une œuvre qu’il soumet à toutes les épreuves. A travers des performances provocatrices, il restitue son vécu de blanc, juif et homosexuel en Afrique du Sud.

The Chandelier Project est une performance réalisée en 2002 dans un township de Johannesburg en cours de démolition, où l’artiste déambule vêtu d’un chandelier et de talons hauts.

PATTY CHANG

Melons, 1998, 3'46"

 

Née en 1972 à San Francisco, Patty Chang vit et travaille à New-York.


Le travail de Patty Chang s’inscrit dans la continuité des recherches menées par des artistes des années 1970, où la notion de performance est souvent associée à l’idée d’endurance.


L’artiste pousse souvent à l’extrême des stéréotypes commerciaux et populaires de la femme. Ainsi, dans Melons, elle porte des melons tels des prothèses mammaires et consomme l'un d'eux, en racontant des souvenirs d'enfance.

HANS OP DE BEECK

All Together Now..., 2005, 19'45"

 

Né en 1969 à Tunrhout, Belgique, Hans Op de Beeck vit et travaille à Bruxelles et Gooik.

 

Hans Op de Beeck utilise de nombreux médiums : sculpture, installation, vidéo, photographie, film d'animation, dessin, peinture, écriture, musique, etc. Son travail propose une réflexion sur la compléxité de nos univers quotidiens et s’intéresse aux questions existentielles qui les traversent, telles que la naissance, la vie, le désir, l’angoisse, la maladie ou encore la mort. 

Durant ces dernières années, l'artiste a réalisé de nombreuses installations monumentales qu'il définit comme des "fictions visuelles". Cette fiction, nous la retrouvons dans All Together Now…, qui montre trois cérémonies, trois tablées : un mariage, un anniversaire et un enterrement. Le mouvement et le son sont ralentis, théâtralisant les protocoles et leurs postures.

PILAR ALBARRACIN

Lunares, 2004, 1'31"

 

Née en 1968 à Séville. Vit et travaille à Madrid.

 

Dans ses œuvres, l’artiste sévillane questionne les standards de l’identité culturelle, détournant les codes traditionnels de la culture andalouse tel que la corrida, la danse, les chants, les fêtes populaires, etc.


Dans Lunares, l’artiste, vêtue d’une robe blanche, danse et se pique à plusieurs reprises, établissant un lien entre le flamenco et la corrida. La robe se pare de pois rouge-sang, motif typique des costumes de flamenco

Le SHED s'organise pour rouvrir ses deux établissements recevant du public en respectant la santé et la sécurité de tou.tes.

Pour en savoir plus sur les conditions d'accueil du public dans le contexte de l'épidémie de COVID-19, cliquez ici.

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